Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Le président de la Suisse : Libra de Facebook a échoué dans sa forme actuelle
Parce que les banques centrales n'accepteront pas le panier de devises sur lequel la cryptomonnaie est censée être basée

Le , par Stan Adkens

30PARTAGES

6  0 
Libra, le projet naissant et très médiatisé du géant des réseaux sociaux Facebook, continue d’être critiquée par les autorités financières et politiques. Le dernier coup porté à la cryptomonnaie est venu du président de la Suisse où le projet cherche à obtenir un consentement réglementaire. Lors d'une interview avec la chaîne de télévision suisse SRF, le président et ministre des Finances de la Suisse Ueli Maurer a déclaré que Libra n'a aucune chance de réussir dans sa forme actuelle. Selon M. Maurer, Libra doit être retravaillée pour être approuvée, a rapporté Reuters vendredi.

« Je ne pense pas que (Libra a une chance dans sa forme actuelle), parce que les banques centrales n'accepteront pas le panier de devises qui la sous-tend », a déclaré le président lors de l’interview, avant d’ajouter que « Le projet, sous cette forme, a donc échoué ».


Libra est la nouvelle cryptomonnaie de Facebook basée sur la technologie de la blockchain et disposant de son propre portefeuille numérique. C’est une cryptomonnaie censée permettre d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané. Facebook l’a présentée en juin 2019, avec la participation de 28 autres sociétés des secteurs de la finance, du commerce électronique, des technologies et des télécommunications. Ensemble, elles forment l'association Libra – basée à Genève en Suisse – qui doit garantir l’évolution de la monnaie.

L'association Libra a annoncé dans un communiqué en septembre dernier qu’elle s’apprêtait à solliciter une autorisation en Suisse pour que Libra soit utilisée comme un moyen de paiement dans le pays. « Grâce à un cadre réglementaire neutre sur le plan technologique ainsi qu'une réglementation claire sur les business modèles basés sur la blockchain, la Suisse offre une voie d'innovation responsable en matière de services financiers, en harmonie avec les normes financières mondiales et une surveillance rigoureuse », a déclaré l’association dans un communiqué.

Le projet, qui est toujours en cours de développement, n'est pas encore un réseau actif. La semaine dernière, Libra a publié une deuxième feuille de route décrivant les plans pour le lancement de son réseau principal, actuellement prévu pour 2020. Mais depuis plusieurs mois maintenant, la monnaie rencontre des obstacles à sa mise en œuvre.

Libra de Facebook a fait face à des mois de critiques sévères de la part de certaines autorités politiques et financières

En octobre, plusieurs bailleurs de fonds importants de Libra, dont les sociétés de paiement en ligne PayPal et Stripe, ainsi que Visa, Mastercard et d'autres, se sont retirées du projet en raison de la pression croissante des régulateurs américains et autres. Ils ont évoqué le potentiel d'utilisation illicite de la monnaie et ont souligné la réputation ternie de Facebook, basé en Californie, en matière de protection de la vie privée et des données.

La Libra est conçue pour permettre aux utilisateurs de WhatsApp, une plateforme de messagerie appartenant à Facebook, d'envoyer instantanément des fonds à leurs amis ou à leur famille. Mais la taille de Facebook – 2,2 milliards de personnes dans le monde se connectent sur au moins une de ses plateformes, qui comprennent également Instagram, WhatsApp et Messenger – lui donnerait la possibilité de perturber le système financier mondial, ce qui rendrait sa gestion beaucoup plus difficile pour les banques centrales, avait déclaré le président de la Fed, Jerome Powell, aux législateurs américains en juillet.


Il a également exprimé d’autres « sérieuses inquiétudes » concernant Libra en matière de blanchiment d’argent, de réglementation, de protection de la vie privée, de protection des consommateurs et de stabilité financière. Powell a appelé Facebook à suspendre le projet Libra jusqu’à ce que les inquiétudes des régulateurs du marché financier soient complètement dissipées.

Libra est une stablecoin – les stablecoins sont un type de cryptomonnaie conçue pour assurer la stabilité, en évitant les fluctuations brutales de prix des bitcoins et autres monnaies numériques, en étant rattachées à des actifs ou des devises relativement stables. Cette structure vise à favoriser la confiance des utilisateurs et des régulateurs. Cependant, le panier de monnaies sur lequel Libra est censée être basée dans sa forme actuelle pose problème, selon le ministre des Finances de la Suisse.

Les pays et les banques centrales, qui sont censés émettre la monnaie numérique, ont également exprimé leur inquiétude quant à un coup porté à leur souveraineté. En effet, en octobre, le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a exprimé sans ambages ses préoccupations en déclarant : « Nous allons prendre des mesures avec les Italiens et les Allemands, parce que notre souveraineté est en jeu », avait-il déclaré, s'exprimant à Washington en marge de la réunion d'automne de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. « Libra n'est pas la bienvenue sur le sol européen ».

Du côté des Etats-Unis, le gouverneur de la Réserve fédérale, Lael Brainard, dans un discours prononcé à Francfort, a déclaré au début de ce mois que « Sans les garanties nécessaires, les réseaux de monnaies stables à l'échelle mondiale peuvent mettre les consommateurs en danger ». Les cryptomonnaies ont jusqu'à présent souffert de pertes "stupéfiantes" dues à la fraude et au vol, a déclaré M. Brainard.

Un ingénieur en logiciel basé à Londres a reproché à Libra en novembre d’être architecturalement instable en se basant sur six points différents : la tolérance byzantine de Libra sur un réseau autorisé est une conception incohérente, Libra n'a aucune confidentialité de transaction, Libra HotStuff BFT n'est pas capable d'atteindre le débit nécessaire pour un rail de paiement, le langage Move utilisé par Libra n'est pas sécurisé, l'ingénierie cryptographique de Libra n'est pas solide et finalement il estime que Libra n'a aucune capacité pour les mécanismes de protection des consommateurs.

Toutefois, en octobre dernier, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a déclaré devant une commission du Congrès que la Libra ne serait pas lancée tant qu'elle n'aurait pas reçu toutes les autorisations nécessaires des autorités.

Sources : Reuters

Et vous ?

Quel commentaire faites-vous de ces derniers critiques contre Libra de Facebook ?
Pensez-vous que Facebook pourrait aller de l’avant dans son projet de monnaie numérique avec l’ensemble des faiblesses qui lui sont reprochées ?

Lire aussi

La cryptomonnaie Libra de Facebook serait architecturalement instable selon Stephen Diehl, un ingénieur en logiciel
Facebook ne lancera pas de cryptomonnaie tant que les régulateurs américains n'auront pas donné leur approbation, a déclaré Mark Zuckerberg devant le Congrès américain
Un régulateur suisse présenté par Facebook comme garant de la protection de la vie privée sur Libra, affirme ne pas être en contact avec l'entreprise
L'association Libra sollicite une licence en Suisse, pour tenter de s'intégrer comme un moyen de paiement dans le pays

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 07/02/2020 à 12:25
MasterCard a quitté Libra en raison de ses préoccupations concernant la conformité, la monétisation et l'ingérence de Facebook dans les transactions,
selon Ajay Banga, PDG de MasterCard

MasterCard, Visa et Stripe ont quitté le projet Libra de FACEBOOK en octobre dernier. L'initiative de cryptomonnaie de FACEBOOK s’est très vite retrouvée sans les principaux cadors de la finance qui le soutenaient au début. Quelques mois plus tard, dans une interview accordée au média britannique Financial Times, le PDG de MasterCard, Ajay Banga, a déclaré qu’il s’est retiré du projet Libra de FACEBOOK principalement à cause de ses inquiétudes sur la conformité de la monnaie virtuelle, la fabrication d’argent ainsi que les portefeuilles.

Après le retrait des plus grandes sociétés de paiement comme Visa ou PayPal du projet Libra, beaucoup d’entre elles n’ont pas fourni d’explications sur ce qui a motivé leur départ du projet. Mais cette semaine, Ajay Banga est passé aux aveux et a livré au Financial Times pourquoi sa société et lui se sont retirés. Il s'est retiré parce que les dirigeants de Libra ne voulaient pas s'engager à respecter les lois. Il ne voyait pas comment Libra pourrait rapporter de l'argent, et il s’est dit choqué par le projet de FACEBOOK de stocker les pièces dans ses portefeuilles numériques Calibra.

Selon ses explications, sa société et lui ne sachant pas de quelle façon Libra leur rapportera de l’argent, il était inquiet de gagner de l’argent par des moyens peu scrupuleux. « Quand vous ne comprenez pas comment l'argent se fait, il se fait d'une manière que vous n'aimez pas », a-t-il déclaré. Banga a également nourri d’inquiétude sur la façon dont FACEBOOK comptait stocker les pièces des utilisateurs. Pourquoi garder les pièces dans son portefeuille numérique, Calibra, alors qu’il présente Libra comme un réseau décentralisé alimenté par divers partenaires ?


« Il est passé de cette idée altruiste à son propre portefeuille », a déclaré Banga au journal. « Je me suis dit : ça ne sonne pas bien ». Banga s'est demandé comment le réseau pourrait être financièrement inclusif si les personnes qui sont payées en pièces de monnaie en Libra doivent les stocker dans des portefeuilles en Calibra avant de les reconvertir en dollars pour acheter des marchandises. « Je ne comprends pas comment cela fonctionne », a-t-il déclaré. Les plans de FACEBOOK concernant la Balance ont fait l'objet d'un examen approfondi ces derniers mois.

En effet, Libra, la monnaie virtuelle de FACEBOOK a été dévoilée au grand public en juin 2019. À la longue, elle est censée permettre d'acheter des biens et services ou bien d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané. Mais très vite, les instances de réglementation aux USA et à l'international s’en sont mêlées et le projet a été comme remis au placard pour le moment. Libra a soulevé plusieurs inquiétudes quant à sa stabilité financière, le blanchiment d'argent, la protection de la vie privée ou encore la confidentialité des utilisateurs.

Selon Jerome Powell, le président de la FED (la Réserve fédérale des États-Unis), ces inquiétudes doivent être bien traitées avant d’aller plus loin. Le président Donald Trump a aussi attaqué FACEBOOK et d’autres cryptomonnaies en demandant aux entreprises de rechercher une charte bancaire et de se soumettre à la réglementation dans le pays et dans le monde si elles souhaitent « devenir une banque ». Le ministre français de l’Économie, Bruno le Maire, a lui déclaré que Libra ne remplit pas les conditions nécessaires pour être une monnaie courante dans le pays.

Les régulateurs de la concurrence de l'UE analysent Libra. Dans le pays d’origine de la monnaie, les législateurs américains ont interrogé le PDG Mark Zuckerberg en octobre sur des sujets tels que le traitement des données financières par FACEBOOK, sa coopération avec les régulateurs et les raisons pour lesquelles il veut développer un substitut au dollar. Au cours de l'audience, Mark Zuckerberg a tout simplement déclaré que « FACEBOOK ne lancera pas de cryptomonnaie dans le pays tant que les régulateurs n'auront pas donné leur approbation ».

Source : Financial Times

Et vous ?

Que pensez-vous des raisons avancées par Ajay Banga ?

Voir aussi

Visa, MasterCard, Stripe et eBay quittent le projet Libra de Facebook, laissant le projet naissant sans les sociétés de paiement majeures

Libra : la nouvelle cryptomonnaie de Facebook basée sur la blockchain avec son propre portefeuille numérique. Un Bitcoin-killer ?

Facebook ne lancera pas de cryptomonnaie tant que les régulateurs américains n'auront pas donné leur approbation, a déclaré Mark Zuckerberg devant le Congrès américain

Bruno Le Maire estime que la France ne peut autoriser le développement de Libra sur le sol européen vu les risques systémiques que cela induit, notamment sur la souveraineté monétaire des États

« Les conditions ne sont pas remplies pour que la France accepte l'utilisation de Libra », a déclaré Bruno Le Maire
9  0 
Avatar de Axel Lecomte
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 04/03/2020 à 15:07
Libra : Facebook révise ses plans pour lancer sa cryptomonnaie
malgré les critiques qui s'abattent sur la société depuis le lancement du projet

Le projet de monnaie numérique de Facebook ne cesse de rencontrer des obstacles. Le dernier en date : l'annonce faite par la société américaine indiquant que Libra ne sera pas, pour l'instant, disponible sur ses propres services, suite aux pressions des régulateurs.

Toutefois, Facebook ne veut pas abandonner son objectif de lancer la nouvelle monnaie numérique. Et en attendant, il cherche des solutions pour atteindre ce but dans le cadre d'un examen réglementaire.

En effet, si le site The Information a révélé, après s'être entretenu avec « trois personnes connaissant bien le sujet », que Facebook envisagerait pour l'instant de proposer des versions numériques de monnaies soutenues par les gouvernements comme l'euro ou le dollar, Dante Disparte, responsable du projet, a rapidement réagi dans une déclaration relayée par la BBC, en affirmant que Facebook « reste pleinement engagé dans le projet ».

Dante Disparte ajoute également que « la Libra Association n'a pas modifié son objectif de construire un réseau de paiement mondial conforme à la réglementation, et les principes de conception de base qui soutiennent cet objectif n'ont pas été modifiés ni le potentiel de ce réseau pour favoriser l'innovation future ».


Lancé en juin 2019, le projet a suscité des critiques de toute part. Juste un mois après, c'est Donald Trump qui a par exemple annoncé son opposition à Libra. « Si Facebook et d'autres entreprises veulent devenir une banque, elles doivent rechercher une nouvelle charte bancaire et être soumises à toutes les réglementations bancaires, à l'instar des autres banques, nationales et internationales », a alors affirmé le président américain sur Twitter.

D'ailleurs, le président de la réserve fédérale des États-Unis (FED), Jerome Powell, avait demandé en juillet dernier à Facebook de suspendre le projet en attendant la dissipation des inquiétudes des régulateurs du marché financier. « Libra soulève de nombreuses et sérieuses préoccupations en ce qui concerne la protection de la vie privée, le blanchiment d'argent, la protection des consommateurs et la stabilité financière », a-t-il affirmé.

Si au début, le projet avait regroupé 28 organisations, Mastercard a été la première à se retirer, le 4 octobre dernier, suivie par cinq autres le 11 octobre (Visa, Mastercard, Stripe, Ebay et Mercado Pago), Booking holdings le 14 octobre et récemment Vodafone le 23 janvier.

Le 24 octobre, face aux élus américains de la commission parlementaire des services financiers, Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook avait déclaré : « la Libra Association est séparée de Facebook. Si je vois que nous n'arrivons pas à continuer en accord avec les principes que j'établis, alors Facebook se retirera du projet ».

En Europe, Bruno Le Maire, ministre français de l'économie avait notamment annoncé le 18 octobre dernier que la France, l'Italie et l'Allemagne sont en train de mettre au point plusieurs mesures afin d'interdire la Libra dans le Vieux Continent. « Nous n'accepterons pas qu'une entreprise multinationale privée ait la même puissance monétaire que les États souverains qui sont soumis au contrôle démocratique, car la grande différence entre Facebook et les États, c'est que nous sommes soumis au contrôle démocratique, c'est-à-dire au contrôle du peuple », a-t-il avancé.

Sources : The Information, BBC

Et vous ?

Est-ce que Libra pourrait voir le jour d'après vous ? Si oui, comment ?

Voir aussi :

MasterCard a quitté Libra en raison de ses préoccupations concernant la conformité, la monétisation et l'ingérence de Facebook dans les transactions, déclare Ajay Banga, PDG de MasterCard
Libra : Facebook renonce à sa vision ambitieuse sur la cryptomonnaie, suite aux pressions des régulateurs
Le président de la FED appelle Facebook à suspendre le projet Libra jusqu'à ce que les inquiétudes des régulateurs du marché financier se dissipent
Les Européens veulent interdire Libra, la monnaie numérique de Facebook, la monétaire ne devrait pas être aux mains d'une multinationale privée comme Facebook, d'après Bruno Le Maire
Cryptomonnaies : Trump s'en prend au Bitcoin et à la Libra de Facebook,
3  0 
Avatar de Acheumeuneu
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 05/03/2020 à 11:49
Pfffff !! Qu'est-ce qu'en penser ? D'un côté, c'est Marco et son Facebook d'espionnage mondial des populations qui a une énorme envie de se prendre pour le maître du monde, de l'autre c'est une réelle menace pour les grandes familles Rotschild, Rockfeller... qui eux ont tout fait pour nous mettre dans la merde en s'enrichissant aux dépens des pays du monde, et, par prolongement, à nous. Alors revenons au troc, et un gros F__k à tous ces chacals.
2  0 
Avatar de tanaka59
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 05/03/2020 à 13:11
Bonjour,

Est-ce que Libra pourrait voir le jour d'après vous ?
Oui

Si oui, comment ?
Tout simplement que Facebook ou un autre GAFAM rachéte une banque ! En France et Belgique Cofidis (groupe Crédit Mutuelle - CIC) travaille bien avec Amazon . Il suffit que que Facebook passe à la caisse et le tour est joué !

Il y a bien Apple Pay et Google Pay ... Bientôt un Facebook Pay ou Facebook Bank ? Les opérateurs télécoms ne sont pas en reste ! Orange Bank, La Banque Postale + La Poste Mobile , Vodafone + Softbank ...

Ils ne vont rien révolutionner seulement racheter un gros mammouth et en profiter
2  0 
Avatar de Voïvode
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 28/12/2019 à 23:34
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Mais ne soyons pas dramatique car si nous vivions dans un tels monde es ce que se serait pire pour nous ? par sur... les dirigeants sont déjà plus ou moins esclave des grands groupes et en France on vote déjà des lois liberticide comme la loi Avia récemment alors...
Bah voyons, entre se faire pousser dans le trou ou y sauter de soi-même, quelle différence ?

La grosse différence entre un homme politique et un homme d'affaires, c'est que l'homme politique est chargé d'une mission d'État, alors que l'homme d'affaires s'occupe d'abord d'un profit personnel. Bien sûr, cette distinction n'est pas aussi nette dans la réalité (elle est même largement bafouée) mais ce n'est pas une raison pour s'en débarasser. L'intérêt collectif et l'intérêt personnel sont deux choses différentes, même s'ils sont entremêlés.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Au final entre voter pour un président ou un PDG quel différence aujourd'hui ?
D'un côté, tu votes parce que tu es citoyen. C'est un droit, et il est le même pour tous.
De l'autre côté, tu votes parce que tu es actionnaire. C'est une richesse, et plus tu es un gros actionnaire, plus tu es favorisé.

Confondre les deux, c'est faire un grand bond en arrière.
1  0 
Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 29/12/2019 à 9:57
Citation Envoyé par defZero Voir le message
Si tu vote uniquement parce que tu est citoyen et que c'est ton droit, tu a loupé l'essentiel il me semble.
Nos ancêtre ne ce sont pas battus pour le droit de vote, mais pour avoir voix au chapitre sur les décisions concernant leurs vie (justice, tout ça).
Le vote n'est qu'un moyen qui leur à était imposé par les bourgeois (1789) pour canaliser leurs envies de reprendre leurs vie en main.
C'est historiquement faux : le vote a été introduit comme un vrai pouvoir, c'est d'ailleurs pour ça qu'il a été longtemps censitaire pour le réserver aux bourgeois.

Citation Envoyé par defZero Voir le message
Dans les fait ce que tu dépeins chez les actionnaires, ce retrouve en politique, puisque celui qui a le plus de ressources (argent, soutient, ...etc) finit toujours par gagner (pour la 5eme Rep. en tous cas).
Donc, confondre les deux, c'est avoir une vision plutôt réaliste je trouve puisque les comportements sont les mêmes.
C'est pas parce qu'on arrive a trouver des points communs que c'est la même chose, avec de telles simplifications on ne va pas bien loin niveau raisonnement.
1  0 
Avatar de Voïvode
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 29/12/2019 à 19:51
Citation Envoyé par defZero Voir le message
Je regrette, mais dans les faits je constate l'exacte opposé de ce que tu décrit.
Ce que j'observe c'est que ce sont :
- les actionnaires qui votent pour élire le DG (dont le rôle est de satisfaire les actionnaire, pas son bon vouloir)
- les citoyens qui votent pour élire les politiques (dont le rôle est de satisfaire leurs électorats et donc pas le bien commun, ce qu'il ne font jamais).
Du coup t'as logique semble partir d'un bon sentiment, mais ce n'est et n'as jamais était la réalité.
Tu as manifestement mal lu mon commentaire.
  1. À quel moment ai-je dit que ce principe était strictement respecté ? J'y ai même mis une grosse réserve.
  2. Concernant l'homme d'affaires, j'ai parlé d’un profit personnel, pas de son profit personnel. Ça peut être le sien ou celui de quelqu'un d'autre.
  3. Concernant l'homme politique, j'ai parlé de mission d'État. On peut évidemment espérer que ce soit pour un intérêt collectif (plus ou moins bien respecté) puisque c'est l'essence même de l'État.
  4. Évidemment qu'il doit chercher à satisfaire son électorat s'il est élu, puisqu'il a voté pour lui et qu'il est majoritaire. C'est l'inverse qui n'est pas normal, et c'est ce qui arrive le plus souvent.

Sur ce dernier point, un système de scrutin bancal et l'inéquité des moyens pour faire campagne vont évidemment corrompre le résultat et permettre à un Macron d'être élu plus par rejet des autres candidats que par adhésion. Ce genre de faiblesse met à mal l'intérêt de la distinction entre la politique et les affaires.

Cela signifie-t-il pour autant qu'on ne verrait aucune différence en se débarrassant de cette distinction ? Pour vivre dans une entreprise-État ? Une république corporatiste de Call to Power ? Une colonie Morgan Industries d'Alpha Centauri ? (J'ai envie d'y rejouer, du coup. )

Citation Envoyé par defZero Voir le message
Si tu vote uniquement parce que tu est citoyen et que c'est ton droit, tu a loupé l'essentiel il me semble.
Nos ancêtre ne ce sont pas battus pour le droit de vote, mais pour avoir voix au chapitre sur les décisions concernant leurs vie (justice, tout ça).
Le vote n'est qu'un moyen qui leur à était imposé par les bourgeois (1789) pour canaliser leurs envies de reprendre leurs vie en main.
On peut refaire l'histoire du vote si tu veux, mais ça n'annule pas ce que j'affirme. On va prendre ça dans l'autre sens :
  • Tu n'es pas citoyen français, tu n'as pas le droit de voter en France. (Entre autres droits, évidemment.)
  • Tu n'es pas actionnaire, tu n'as pas le droit de voter dans la société.
    Dans ce cas, on pourrait même dire que moins tu es actionnaire, moins tu as le droit de vote.

Présenté comme ça, faire fi de la distinction entre la politique et les affaires ne te pose pas de problème ?

J'ai bien compris que tu constates qu'il y a des (grosses) fuites entre les deux mondes. Faut-il pour autant détruire la digue comme calvaire le suggère ? Sans se dire un seul instant qu'on pourrait concevoir quelque chose de mieux ?

Citation Envoyé par defZero Voir le message
Dans les fait ce que tu dépeins chez les actionnaires, ce retrouve en politique, puisque celui qui a le plus de ressources (argent, soutient, ...etc) finit toujours par gagner (pour la 5eme Rep. en tous cas).
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
sur le principe dans un monde idéal je suis d'accord, dans la réalité ce que tu dis est faux.
En France beaucoup d'homme de haut fonctionnaire exerce ce travail pour du profit personnel... je parle pas de leurs salaire mais des petites magouilles que l'on découvre chaque jours.
Pour reprendre ce que dit Uther, comparaison n'est pas raison. C'est vrai que les plus riches ont un gros avantage en politique. C'est également vrai que la Ve République est mal conçue pour empêcher les hommes politiques de faire carrière par intérêt personnel. Les gros élus et les gros cadres en politique ont des salaires très au-dessus du SMIC et beaucoup d'avantages qui leur permettent de faire fructifier leur patrimoine et de se maintenir au pouvoir.

Mais la concentration des richesses que vous constatez en politique est pire dans le milieu des affaires. Quand les Le Pen et les Balkany comptent en millions, Arnault et Dassault comptent en milliards.

Citation Envoyé par defZero Voir le message
Mais ce moyen est par nature très limitant puisqu'il consiste à donner les clé du château au taulier que l'on a présélectionné pour nous.
Pouvoir aussi révoquer un élu serait effectivement beaucoup mieux. Le vrai pouvoir, ce n'est pas seulement accorder un mandat, c'est aussi pouvoir le reprendre.
En revanche, ce défaut n'est pas inhérent au droit de vote. Ce sont les droits et les modalités des élections qui posent problème, pas le vote en lui-même.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Donc en 2020 désolé d’être aussi triste mais je ne vois plus trop de différence entre un président et un pdg, entre un pays et une entreprise.
Ce n'est pas parce que tu ne vois pas la différence avec une entreprise-État (imaginaire) qu'il n'y en a pas.
Tu as vraiment l'impression que le citoyen n'est plus qu'un client de l'État ?
1  0 
Avatar de calvaire
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 29/12/2019 à 20:50
Citation Envoyé par Voïvode Voir le message
Tu as vraiment l'impression que le citoyen n'est plus qu'un client de l'État ?
Oui... le monde politique m'a beaucoup déçu ces dernière années et j'ai le sentiment aujourd'hui que les intérêts des grosses entreprises (notamment avec le chantage du chomage) passe avant celles des citoyens.

C'est pas un hasard si des gens dans le monde entiers sorte dans les rues et manifeste, l’Amérique du sud et en feu physiquement mais aussi politiquement, le liban, hong kong, la France... Ajouter a cela les dégâts du réchauffement climatique (immigration de masse en Afrique, incendie un peu partout sur la planete), avec comme seul solution en France d'augmenter le prix du gasoil pour les particuliers.
Pour la France, je vois que cela fais 1 ans que y'a des gens qui gueule dans la rue à Paris et toujours pas de solution et les lois qu'essayent de faire passer ce gouvernement me fait peur (loi Avia...)
Donc excuse de mon pessimisme.
1  0 
Avatar de calvaire
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 28/12/2019 à 9:13
cela représente surtout une menace pour les états et les banques.
Si une grosse entreprise arrive à avoir sa propre souveraineté monétaire elle aura un grand pouvoir sur les populations, notamment dans les pays de tension monétaire comme de Venezuela et la Turquie en ce moment.
les gens ne paierons plus en monnaie local mais en Libra car monnaie plus fiable et le gouvernement ne pourra rien y faire à part ensuite lecher les bottes de ces boites.

et après quel sera la prochaine étape ? crée son propre pays ? certains y pense déjà et c'est physiquement possible sans meme acheter des terres, juste en construisant un immense paquebots mais reste la partie juridique ou personne n'a encore osez tenter l'aventure.

Mais ne soyons pas dramatique car si nous vivions dans un tels monde es ce que se serait pire pour nous ? par sur... les dirigeants sont déjà plus ou moins esclave des grands groupes et en France on vote déjà des lois liberticide comme la loi Avia récemment alors...
Au final entre voter pour un président ou un PDG quel différence aujourd'hui ?
0  0 
Avatar de calvaire
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 29/12/2019 à 9:24
Citation Envoyé par Voïvode Voir le message
Bah voyons, entre se faire pousser dans le trou ou y sauter de soi-même, quelle différence ?

La grosse différence entre un homme politique et un homme d'affaires, c'est que l'homme politique est chargé d'une mission d'État, alors que l'homme d'affaires s'occupe d'abord d'un profit personnel. Bien sûr, cette distinction n'est pas aussi nette dans la réalité (elle est même largement bafouée) mais ce n'est pas une raison pour s'en débarasser. L'intérêt collectif et l'intérêt personnel sont deux choses différentes, même s'ils sont entremêlés.

D'un côté, tu votes parce que tu es citoyen. C'est un droit, et il est le même pour tous.
De l'autre côté, tu votes parce que tu es actionnaire. C'est une richesse, et plus tu es un gros actionnaire, plus tu es favorisé.

Confondre les deux, c'est faire un grand bond en arrière.
sur le principe dans un monde idéal je suis d'accord, dans la réalité ce que tu dis est faux.
En France beaucoup d'homme de haut fonctionnaire exerce ce travail pour du profit personnel... je parle pas de leurs salaire mais des petites magouilles que l'on découvre chaque jours.

De l'autre côté, tu votes parce que tu es actionnaire. C'est une richesse, et plus tu es un gros actionnaire, plus tu es favorisé.
Pourtant un politicien très riche sera favorisé par rapport à un politicien pauvre, il pourra se financer lui meme assez facilement. et plus t'a d'argent plus tu pourra entreprendre des actions pour te faire connaitre et avoir plus de moutons autour de toi.
La justice je dirais que plus tu es riche plus tu es favorisé, déjà au niveau des avocats que tu vas engager (et j'insiste sur le s de avocat)

Beaucoup de citoyens modeste ne porte pas plainte contre de grosse société parce qu’elle n'ont pas les moyens et/ou parce qu’elle n'ont pas la force d’entamer des procédure pendants XX années.
Les grosses sosciété elles ont 300 bon avocats pour t'en faire baver pendant 10ans, avec pleins de ruse pour faire durée le procès.
Si t'a de la chance la grosse société de proposera un chèque pour que tu arrête.

Donc en 2020 désolé d’être aussi triste mais je ne vois plus trop de différence entre un président et un pdg, entre un pays et une entreprise.
0  0