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Visa, Mastercard, Stripe et eBay quittent le projet Libra de Facebook,
Laissant le projet naissant sans les sociétés de paiement majeures

Le , par Stan Adkens

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15  0 
La Libra Association de Facebook censée garantir l’évolution de la monnaie du géant des réseaux sociaux va-t-elle s’effondrer ? Visa, Mastercard, eBay, Stripe et Mercado Pago, membres fondateurs de l’association, ont annoncé vendredi qu’ils abandonnent le projet de cryptomonnaie, a rapporté Reuters. Cette nouvelle survient une semaine après l'annonce du retrait de PayPal, alors que les organismes de réglementation gouvernementaux continuent d'examiner minutieusement les plans de la nouvelle monnaie électronique.

Le retrait du projet des principales sociétés de paiement, dont Mastercard et Visa Inc., est un problème sérieux pour le projet naissant et les efforts ambitieux de Facebook Inc. pour établir une monnaie numérique d’envergure mondiale. Ces retraits signifient que La Libra Association ne peut pas compter sur ces processeurs de paiement américain majeurs pour aider les consommateurs à convertir leur monnaie en Libra et faciliter leurs transactions. Les autres membres de l'association, dont Lyft et Vodafone, sont principalement des sociétés de capital-risque, de télécommunications, de blockchain et de technologie, ainsi que des groupes sans but lucratif, a rapporté Reuters.


Dans un communiqué, un porte-parole de Visa a déclaré vendredi que la société « continuera à évaluer et notre décision finale sera déterminée par un certain nombre de facteurs, y compris la capacité de l'association à satisfaire pleinement toutes les attentes réglementaires requises. L'intérêt soutenu de Visa pour la Libra découle de notre conviction que des réseaux bien réglementés basés sur une blockchain pourraient étendre la valeur des paiements numériques sécurisés à un plus grand nombre de personnes et d'endroits, en particulier dans les marchés émergents et en développement ».

La société de paiement par internet pour les professionnels Stripe a donné une explication similaire pour son retrait. « Stripe soutient des projets qui visent à rendre le commerce en ligne plus accessible pour les gens du monde entier », a déclaré le porte-parole de la société. « La Libra a ce potentiel. Nous suivrons ses progrès de près et resterons ouverts à travailler avec La Libra Association à un stade ultérieur ».

eBay a abordé dans le même sens que les deux premières sociétés. « Nous respectons hautement la vision de la Libra Association », a déclaré la compagnie dans un communiqué. « Toutefois, eBay a pris la décision de ne pas aller de l'avant en tant que membre fondateur. En ce moment, nous nous concentrons sur le déploiement de l'expérience de paiement géré d'eBay pour nos clients », a-t-elle ajouté.


Ces décisions arrivent avant la réunion du Conseil d'association de la Libra prévue pour le 14 octobre. Cette réunion qui se tiendra à Genève aboutira probablement à des engagements plus spécifiques et définitifs de la part de tous les membres impliqués, ce qui pourrait avoir inspiré la récente série de défections de certains membres fondateurs. Néanmoins, les départs laissent le projet dans une situation précaire, alors que Facebook fait des efforts pour aller au-delà des critiques initiales du projet.

En réponse à ces retraits, Dante Disparte, responsable de la politique de la Libra Association, a, dans un communiqué, remercié les entreprises pour leur soutien continu à la mission de l'organisation.

« Nous sommes déterminés à aller de l'avant et à continuer de bâtir une association solide avec certaines des plus grandes entreprises, organisations d'impact social et autres parties prenantes du monde », a-t-il déclaré. « Bien que la composition des membres de l'Association puisse croître et changer au fil du temps, le principe de conception de la gouvernance et de la technologie de la Libra, ainsi que la nature ouverte de ce projet garantissent que le réseau de paiement de la Libra restera résilient ». « Nous attendons avec impatience la réunion inaugurale du Conseil d'Association de la Libra dans seulement 3 jours et l'annonce des premiers membres de l'association de la Libra », a ajouté Disparte.


Alors que la coalition originale de 28 entreprises soutenant la cryptomonnaie de Facebook semble s'amenuiser, Mark Zuckerberg, directeur général de la société, doit discuter du projet lorsqu'il témoignera devant le House Financial Services Committee des États-Unis le 23 octobre, d’après Reuters. Cette étape mettra davantage le projet Libra au centre de l'attention des législateurs américains.

David Marcus, qui dirige le projet Libra et qui était auparavant le président de PayPal, est intervenu sur Twitter quelques heures après les annonces. En réponse à la nouvelle, il a concédé que la nouvelle n'était pas « une bonne nouvelle à court terme », mais « libératrice » de « savoir que l'on est sur quelque chose quand tant de pression monte ». Marcus a également mis en garde « contre la lecture du sort de la Libra dans cette mise à jour ».


Les difficultés de Libra n’ont pas commencé avec ces derniers retraits annoncés vendredi

Libra est la nouvelle cryptomonnaie de Facebook basée sur la technologie de la blockchain et disposant de son propre portefeuille numérique. Elle est censée permettre d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané. Facebook l’a présentée en juin 2019, avec la participation de 28 autres sociétés des secteurs de la finance, du commerce électronique, des technologies et des télécommunications, y compris celles qui se sont retirées du projet. Ensemble, elles forment de la Libra Association, qui doit garantir l’évolution de la monnaie.

En partenariat avec les membres de l’association, Facebook a annoncé son intention de lancer la monnaie numérique en juin 2020. Mais des organismes de réglementation à l’échelle mondiale, qui ont déclaré que le projet soulevait une foule de questions graves auxquelles le groupe n'avait pas encore répondu, n’ont pas tardé à le soumettre à un examen minutieux continu.

En juillet dernier, Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale des États-Unis (FED), a déclaré que la « Libra soulève de nombreuses et sérieuses préoccupations en ce qui concerne la protection de la vie privée, le blanchiment d’argent, la protection des consommateurs et la stabilité financière » et ces inquiétudes doivent être traitées « en profondeur et publiquement avant d’aller de l’avant ». Au cours du même mois, le président Donald Trump s'en est également pris à Facebook et d’autres cryptomonnaies en demandant aux entreprises de rechercher une charte bancaire et de se soumettre à la réglementation américaine et mondiale si elles souhaitaient « devenir une banque ».

En septembre, la France et l'Allemagne, qui n’ont pas été convaincues par le projet de cryptomonnaie de Facebook, se sont engagées à empêcher la Libra d'opérer en Europe et ont plutôt soutenu le développement d'une cryptomonnaie publique.

La semaine dernière, PayPal, Visa et Mastercard avaient commencé à reconsidérer leur soutien au projet Libra de Facebook, afin d’éviter d'attirer vers eux l'attention des régulateurs financiers. Ce qui a conduit au retrait de PayPal, le premier membre de l’association à quitter le projet. Mercredi dernier, deux sénateurs démocrates de haut rang ont écrit à Visa, Mastercard et Stripe pour leur dire de se méfier d'un « projet qui alimentera vraisemblablement la croissance des activités criminelles mondiales », a rapporté Reuters.

« Si vous vous y attelez, vous pouvez vous attendre à un niveau élevé d'examen de la part des régulateurs non seulement sur les activités de paiement liées à la Libra, mais sur toutes les activités de paiement », ont écrit la sénatrice Sherrod Brown et son collègue démocrate Brian Schatz dans ces lettres.

Brown a aussi dit dans une déclaration après les annonces de vendredi que les entreprises avaient été « sages pour éviter de légitimer la monnaie privée et mondiale de Facebook ».

Suite aux nouvelles des retraits, un utilisateur de Twitter s’est posé la question de savoir si « tout le monde s'est soudainement rendu compte que la Libra est une astuce pour enfermer le commerce dans un système économique contrôlé par Facebook ? »


Quel sort sera réservé à la monnaie électronique Libra si d’autres entreprises venaient à suivre celles qui se sont déjà retirées. Selon un commentaire du sujet, l'une des principales conditions de la confiance en cette monnaie est que la gouvernance et le fonctionnement seront assurés par un groupe d'entreprises puissantes et dignes de confiance. Mais plus les entreprises quittent l'initiative, plus elle devient centralisée et moins son modèle de confiance est valide, a écrit le commentateur. S'il ne reste que Facebook, ce n'est pas différent d'une simple monnaie virtuelle (comme les crédits Facebook abandonnés), a-t-il ajouté.

Sources : Reuters, Tweet

Et vous ?

Que pensez-vous de ces nouveaux retraits du projet Libra ?
Selon David Marcus, le retrait de vendredi « n’est pas une bonne nouvelle à court terme, mais dans un sens, c'est libérateur… ». Qu’en pensez-vous ?
Pensez-vous que d’autres sociétés vont suivre ce mouvement de retrait ?

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 16/10/2019 à 6:50
La Libra Association a tenu sa première réunion avec les 21 membres restants,
plus de 1500 entreprises auraient manifesté leur désir d'adhésion, mais seules 180 sont éligibles

Depuis l’an dernier, Facebook traverse des moments difficiles. En effet, le réseau social est accusé de n’avoir pas fait assez pour protéger les données personnelles des utilisateurs et d’avoir laissé les fausses nouvelles et la désinformation envahir sa plateforme. Au-delà du partage des données utilisateurs avec des entreprises tierces, Facebook a fait aussi l’objet d’attaques en 2018 comme le piratage de dizaines de millions de comptes, suscitant la colère des utilisateurs et des organisations de protection des droits sur Internet.

Toutefois, cette situation n’a pas empêché la plateforme de continuer à se projeter dans le futur. Après le développement de plusieurs services et produits, Facebook s'est intéressée à la cryptomonnaie. Le but est de permettre l’envoi d’argent en ligne via ses applications de messagerie instantanée (Messenger, WhatsApp et Instagram) qui sont susceptibles d'être bientôt unifiées pour fournir une expérience de type iMessage. Avec ses milliards d’utilisateurs, le calcul était vite fait : une opportunité de 19 milliards de dollars supplémentaires pour Facebook d'ici 2021 si ses plans fonctionnent bien. Les paiements pourraient alors aider Facebook à développer une toute nouvelle source de revenus en dehors de la publicité, quelque chose « dont l'entreprise a grandement besoin à ce stade de son histoire ».


Calibra, le porte-monnaie numérique pour gérer des Libra, sera opérationnel en 2020

Il a fallu attendre la mi-juin pour que Libra soit officiellement lancée. Libra doit offrir à partir du premier semestre 2020 un nouveau moyen de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels : elle se veut la pierre angulaire d'un tout nouvel écosystème financier sans la barrière des différentes devises. Les responsables du projet ont expliqué que les usagers disposeront sur leur smartphone d'un porte-monnaie numérique pour faire leurs achats, envoyer ou recevoir de l'argent. À cet effet, comme Alphabet, Facebook a décidé d’ouvrir une nouvelle filiale qui va s’occuper de fournir les différents services financiers autour de Libra. D'ailleurs, cette filiale a donné son nom au porte-monnaie numérique : Calibra.

« Nous partageons aujourd’hui les plans de Calibra, une nouvelle filiale de Facebook dont l’objectif est de fournir des services financiers qui permettront aux gens d’accéder au réseau Libra et de participer à ses activités. Le premier produit que Calibra introduira est un porte-monnaie numérique pour Libra, une nouvelle monnaie mondiale reposant sur la technologie blockchain. Le portefeuille sera disponible dans Messenger, WhatsApp et en tant qu'application autonome - et nous prévoyons le lancer en 2020.

« Dès le début, avec Calibra, vous pourrez envoyer Libra à quasiment tout le monde avec un smartphone, aussi facilement et instantanément que vous pourriez envoyer un message texte, sans frais. Et, avec le temps, nous espérons offrir des services supplémentaires aux particuliers et aux entreprises, comme payer des factures en appuyant sur un bouton, acheter une tasse de café avec le code d'un scanneur ou utiliser le transport en commun sans avoir à transporter du cash ou une carte de transport ».

Voici un aperçu de l’utilisation de Calibra:


Des dirigeants qui ne cachent pas leur inquiétude

Après l'annonce de Facebook, la France a manifesté son intention de veiller à ce que la communauté internationale fixe un cadre pour que la future cryptomonnaie de Facebook ne reste qu’un instrument de transaction sans devenir une monnaie souveraine par le biais du ministre des Finances.

« Que Facebook crée un instrument de transaction, pourquoi pas. En revanche, que ça devienne une monnaie souveraine, il ne peut pas en être question », a déclaré Bruno Le Maire sur Europe 1. Pour éviter une telle issue, « nous allons demander des garanties », notamment pour s’assurer que « cet instrument de transaction ne puisse être détourné par exemple pour du financement du terrorisme (...) pour le financement d’activités illicites », a-t-il ajouté.


Deux jours seulement après la présentation officielle mi-juin, la commission sénatoriale sur la souveraineté numérique s'était saisie de Libra, car cette cryptomonnaie « pourrait bouleverser les conditions d’exercice de la souveraineté des États bien au-delà du domaine monétaire ».

Quelques jours après, c'était au tour de la Banque de France de monter au créneau, par l'intermédiaire de son gouverneur François Villeroy de Galhau, pour rappeler les règles du jeu au nouveau venu : « Si l’ambition du projet est vaste, il ne pourra exister qu’en respectant les règles qui valent pour tous ».

Début juillet, des députés demandaient ainsi à Facebook de « cesser immédiatement ses plans de mise en œuvre » à cause « de sérieuses préoccupations en matière de vie privée, de commerce, de sécurité nationale et de politique monétaire ».

Le même mois, les démocrates au Congrès ont étudié un nouveau projet de loi qui mettrait un terme aux ambitions de Facebook dans l’univers des cryptomonnaies. Le nouveau projet de loi, baptisé « Keep Big Tech Out of Finance Act » (ou loi pour tenir les géants de la Tech à l’écart de la finance), interdirait explicitement aux grandes entreprises d’Internet de fonctionner comme des institutions bancaires ou d’émettre des monnaies numériques. Cette proposition de loi viserait directement la firme de Menlo Park et son projet Libra.

En septembre, Bruno le Maire a déclaré : « Libra soulève aussi un risque systémique à partir du moment ou il y a deux milliards de consommateurs. Toute défaillance dans le fonctionnement de cette monnaie, dans la gestion de ses réserves pourraient créer des désordres financiers considérables ». Pour le ministre de l’Économie et des Finances, les griefs sont nombreux : risques d’abus de position et de souveraineté, aussi bien pour les consommateurs que les entreprises. « Toutes ces préoccupations sur Libra sont sérieuses, je veux dire donc avec beaucoup de clarté [que] dans ces conditions nous ne pouvons pas autoriser le développement de Libra sur le sol européen ».

Une pression énorme qui provoque des départs

Les effets de la pression se sont d'abord fait ressentir fin septembre par l'intermédiaire de Bertrand Perez, le directeur général de l’association Libra. En effet, alors que la date de lancement était prévue pour juin 2020, il indiquait qu'elle « pourrait glisser sans problème d’un ou deux trimestres », le temps de dialoguer avec les organismes. « L’important, c’est de nous conformer aux (exigences) des organes de tutelle [...] Nous savions qu’il allait falloir répondre à de nombreuses questions de la part des régulateurs des deux côtés de l’Atlantique et d’autres parties du monde », expliquait-il.

Mais un virage a eu lieu lorsque PayPal, la société américaine de traitement de paiements, a décidé de se retirer de la liste des entreprises qui soutenaient ce projet.

Ce retrait de PayPal a fait de la société le premier membre ayant quitté l’association Libra de Facebook. La société n’a pas donné de raisons particulières pouvant expliquer son retrait de ce projet. Mais d’après certains médias, PayPal avait déjà commencé à prendre ses distances avec ce projet à cause de certains points d’ordre règlementaire sur lesquels la société avait des inquiétudes. Notamment la manière dont la plateforme luttera contre le blanchiment d’argent, et la requête qu’elle a reçue du Trésor américain à ce sujet, a sans doute précipité sa décision.

Toutefois, la société PayPal a fait savoir que Facebook reste pour elle un partenaire stratégique et qu’à ce titre, elle continuera à le soutenir à divers titres. En réponse à tout ceci, Dante Disparte, responsable des politiques et des communications de l’Association Libra, a tout simplement fait savoir que l’association était consciente des défis qui l’attendent dans son projet de reconfiguration du système financier : « Le voyage sera long et difficile. Le type de changement qui reconfigurera le système financier en fonction des personnes, et non des institutions qui les servent, sera difficile. L'engagement dans cette mission est plus important pour nous que toute autre chose. Il vaut mieux connaître ce manque d'engagement maintenant plutôt que plus tard ».

D'autres ont suivi PayPal, notamment MasterCard, Visa, eBay, Stripe, Mercado Pago et enfin Booking. Soit un quart tout de même de l'ensemble des membres initiaux (7 sur 28). L'association Libra compte désormais 21 membres : Anchorage, Mercy Corps, Andreessen Horowitz, PayU, Bison Trails, Ribbit Capital, Breakthrough Initiatives, Spotify, Calibra, Thrive Capital, Coinbase, Uber, Creative Destruction Lab, Union Square Ventures, Farfetch UK, Vodafone, Iliad, Women's World Banking, Kiva Microfunds, Xapo Holdings et Lyft.

Il faut noter qu'une lettre a été envoyée par les sénateurs Brian Schatz et Sherrod Brown à Stripe, Visa et MasterCard pour les « mettre en garde » sur le projet Libra. « Vous devriez être inquiet que toute faiblesse dans le système de gestion des risques de Facebook devienne une faiblesse dans vos propres systèmes et que vous ne puissiez peut-être pas l'atténuer efficacement », indiquent les deux sénateurs. La missive est datée du 8 octobre, les défections ont été annoncées officiellement le 11.


Brian Armstrong, patron et cofondateur de Coinbase (qui fait partie des 21 membres restants de Libra), n'a pas apprécié cette lettre, évoquant une position « très antiaméricaine » : « Peu importe ce que vous pensez de Libra. Si ce n'est pas un outil ou une innovation utiles, les gens ne l'utiliseront pas. Pourquoi passer par la tactique de l'intimidation ? Cela s'appellerait un comportement anticoncurrentiel/monopolistique si une entreprise privée le faisait ».

Une première réunion dans un climat tendu

C'est dans ce contexte que s'est tenue lundi la première réunion des membres de l'association, ainsi que la première réunion du conseil de direction de Libra qui comprend cinq personnes élues : Matthew Davie (Kiva Microfunds), Patrick Ellis (PayU), Katie Haun (Andreessen Horowitz), David Marcus (Calibra/Facebook) et Wences Casares (Xapo Holdings Limited). Bertrand Perez (ancien de chez PayPal et directeur général de Libra depuis juin 2019) a de son côté été nommé secrétaire général du conseil des membres et du conseil de direction. Il est secondé par Dante Disparte dans les deux cas.

Représentée par Patrick Ellis, PayU est la seule entreprise de paiement conventionnelle à rester dans l’Association Libra après le départ de fournisseurs de paiement plus connus tels que Visa et Mastercard. Libra va devoir interagir avec le système financier traditionnel, ce qui sera beaucoup plus facile avec l’aide active des sociétés financières conventionnelles. Les entreprises de paiement conventionnelles sont dépendantes des régulateurs financiers. Elles ont donc une raison particulière d'éviter de participer à un projet qui risquerait d’irriter les décideurs politiques.

Officiellement, Facebook, via sa filiale de cryptomonnaie Calibra, n’est que l’un des 21 membres de l’association, chacun disposant du même droit de vote. Facebook a déclaré qu'il espérait élargir le nombre de membres de l'organisation à plus de 100 organisations d'ici le lancement du réseau de paiement Libra en 2020.


En France, Iliad est la seule société partenaire de Libra pour ce lancement. Face aux réticences des régulateurs, Xavier Niel a estimé que « Libra existera comme les 1 600 autres monnaies virtuelles d'ores et déjà disponibles en France, c'est inéluctable, avec ou sans nous, que les États le souhaitent ou pas ».

Et de préciser que « Libra est simplement une proxi-monnaie, c'est-à-dire une monnaie qui repose sur des devises déjà existantes au prorata de leur usage dans le commerce mondial. Ce système est structurellement plus stable, une valeur refuge dans de nombreux pays en cas d'instabilité monétaire ». S'il reconnaît que les inquiétudes sont légitimes, « il faut y apporter des réponses, sans tenter de l'interdire, sans même en mesurer les avantages pour tous. La prudence ne signifie pas la défiance ».

Enfin, il affirme que « Libra est un projet fiable, constructif, exigeant et conforme aux intérêts de notre pays. Ce n'est pas la monnaie de Facebook, mais la monnaie d'acteurs qui se sont réunis autour d'une grande idée ».

Lundi, l'association Libra a affirmé que 1 500 organisations avaient manifesté leur intérêt pour l'adhésion. Le groupe affirme qu'environ 180 de ces sociétés répondent aux critères d'adhésion de la Libra Association. Ces critères varient en fonction du type d'organisation, mais ils incluent la capitalisation boursière (pour les entreprises), le montant des dépôts financiers (pour les institutions financières) et le budget annuel (pour les organisations à but non lucratif).

Les membres devraient chacun contribuer 10 millions de dollars pour soutenir le développement de Libra. Il n'est pas clair si les organisations ont apporté leurs contributions à la réunion de lundi ou si cela se produira à une date ultérieure.

Sources : Libra, Brian Armstrong

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 14/10/2019 à 15:20
Open Libra, un fork du projet Libra, se présente comme une alternative « non gérée par Facebook »
qui va rester compatible avec Libra sur le plan technique

Visa, Mastercard, eBay, Stripe et Mercado Pago, membres fondateurs de la Libra Association, ont annoncé vendredi qu’ils abandonnent le projet de cryptomonnaie Libra. Cette nouvelle est survenue une semaine après l'annonce du retrait de PayPal, alors que les organismes de réglementation gouvernementaux continuent d'examiner minutieusement les plans de la nouvelle monnaie électronique.

Le retrait du projet des principales sociétés de paiement, dont Mastercard et Visa Inc., est un problème sérieux pour le projet naissant et les efforts ambitieux de Facebook Inc. pour établir une monnaie numérique d’envergure mondiale. Ces retraits signifient que la Libra Association ne peut pas compter sur ces processeurs de paiement américain majeurs pour aider les consommateurs à convertir leur monnaie en Libra et faciliter leurs transactions. Les autres membres de l'association, dont Lyft et Vodafone, sont principalement des sociétés de capital-risque, de télécommunications, de blockchain et de technologie, ainsi que des groupes sans but lucratif.

Dans un communiqué, un porte-parole de Visa a déclaré vendredi que la société « continuera à évaluer et notre décision finale sera déterminée par un certain nombre de facteurs, y compris la capacité de l'association à satisfaire pleinement toutes les attentes réglementaires requises. L'intérêt soutenu de Visa pour la Libra découle de notre conviction que des réseaux bien réglementés basés sur une blockchain pourraient étendre la valeur des paiements numériques sécurisés à un plus grand nombre de personnes et d'endroits, en particulier dans les marchés émergents et en développement ».

La société de paiement par internet pour les professionnels Stripe a donné une explication similaire pour son retrait. « Stripe soutient des projets qui visent à rendre le commerce en ligne plus accessible pour les gens du monde entier », a déclaré le porte-parole de la société. « La Libra a ce potentiel. Nous suivrons ses progrès de près et resterons ouverts à travailler avec La Libra Association à un stade ultérieur ».

eBay a abordé dans le même sens que les deux premières sociétés. « Nous respectons hautement la vision de la Libra Association », a déclaré la compagnie dans un communiqué. « Toutefois, eBay a pris la décision de ne pas aller de l'avant en tant que membre fondateur. En ce moment, nous nous concentrons sur le déploiement de l'expérience de paiement géré d'eBay pour nos clients », a-t-elle ajouté.


La solution se trouve-t-elle dans OpenLibra ?

Trente sociétés de blockchain et organisations à but non lucratif différentes envisagent de lancer un fork du projet Libra de Facebook, pour créer leur propre version sans autorisation baptisée OpenLibra. Alors que la cryptomonnaie à venir Libra de Facebook lutte pour plaire à ses partenaires et aux régulateurs, cette alternative espère pouvoir remédier à certaines de ses lacunes potentielles.

Annoncé lors de la conférence Devcon 5 de la fondation Ethereum à Osaka, au Japon, OpenLibra est décrit comme une « plateforme ouverte pour l'inclusion financière », avec une touche particulière : « Non gérée par Facebook ».

« OpenLibra est une plateforme technologique et une devise d'inclusion financière. Une alternative à la Libra de Facebook, qui met l'accent sur la gouvernance ouverte et la décentralisation économique. Le projet OpenLibra est un collectif informel d'individus. Nous n'avons ni "membres d'association", "partenaires", ni "employés" ni "leaders". Nous appartenons à des projets de blockchain et à des fondations à but non lucratif parmi les meilleurs de notre catégorie et travaillons sur une solution crypto-native concernant la Libra.

OpenLibra vise à être compatible avec Libra sur le plan technique, ce qui signifie que toute personne créant une application sur la plateforme Libra devrait également pouvoir la déployer facilement dans OpenLibra. La valeur du jeton OpenLibra sera indexée sur la valeur du jeton Libra. « Notre stratégie consiste à exploiter les atouts de la Libra, mais à l’étendre là où cela est nécessaire. OpenLibra se veut techniquement et financièrement compatible, embrassant ce qui est puissant ».


Quels sont les problèmes avec l'approche de Facebook ?

Facebook et ses partenaires créent un écosystème bancaire et monétaire numérique qui atteindra 4 milliards d'humains. Leur objectif est de remplacer l'infrastructure financière existante et de concurrencer les banques traditionnelles (et les banques centrales) du monde entier.

Les éditeurs notent que, telle que conçue, la plateforme Libra :
  • sera distribuée, mais non décentralisée ;
  • nécessite des autorisations pour une interaction avec elle ;
  • n'aura pas de garanties de confidentialité ;
  • sera dirigée par une ploutocratie (gouvernement par les plus fortunés).

Les éditeurs notent qu'un certain nombre de caractéristiques de la Libra sont utiles et peuvent même transformer les plus vulnérables. Mais leurs plans déclarés peuvent conduire à des résultats inquiétants :
  • Le jeton Libra serait régi par un groupe fermé de sociétés. Les gens du monde entier, même s'ils ne sont pas des utilisateurs de Facebook, feront partie du réseau Libra, mais n'auront aucun recours direct aux politiques de l'association. Si la Libra devient la banque centrale de l’Internet, il devient urgent de mettre en place une forme de gouvernance plus inclusive.
  • La valeur revient aux fondateurs. La valeur créée au sein de l'écosystème de la Libra sera capturée par les quelques sociétés qui font déjà partie du consortium. À ce jour, Facebook n'a pas l'intention d'inclure plus de partenaires dans le consortium ou de redistribuer les recettes avec plus d'acteurs au sein de leur réseau.
  • Le financement de la surveillance. La capacité d'une personne à s'engager financièrement (par exemple, emprunter en Libra) sera potentiellement déterminée par son graphique social et son activité en ligne.

« Malgré les oppositions des États-nations, nous pensons que Facebook atteindra probablement son objectif. Les gouvernements des pays de l’OCDE se concentreront sur leurs propres résultats et n’ont en réalité que peu de pouvoir législatif pour s’opposer à une force transnationale telle que la Libra de Facebook. Pour cette raison, nous créons OpenLibra ».


Alors que Libra sera une blockchain autorisée (ce qui signifie en gros que seules les parties autorisées pourront exécuter un nœud Libra), OpenLibra sera sans permission dès le début. Il y a aussi une différence importante dans la gouvernance. La Libra sera initialement gérée par une fondation comprenant jusqu'à 100 sociétés et organisations à but non lucratif. La manière dont OpenLibra sera gouvernée n’est pas tout à fait claire, mais l’équipe principale du projet, composée de 26 personnes, comprend des personnes liées à des projets de cryptomonnaies tels qu'Ethereum et Cosmos.

Lucas Geiger, cofondateur de la startup crypto Wireline (et membre de l'équipe principale mentionnée ci-dessus), a dévoilé mardi le projet OpenLibra sur la scène de Devcon. Selon CoinDesk, il a déclaré que les personnes et les organisations exploitant OpenLibra avaient « moins de responsabilités réglementaires que Facebook », et que les membres étaient décentralisés « non seulement géographiquement, mais aussi politiquement et économiquement ».

En ce qui concerne le financement, Geiger indique que les dépenses du projet sont initialement couvertes par une subvention de la Fondation Interchain, qui soutient les développeurs de Cosmos, et que d’autres subventions seront versées.

Jusqu'à présent, le projet OpenLibra a publié une version sans autorisation de la machine virtuelle Libra sur GitHub. Contrairement à la Libra de Facebook, les calculs de code sur OpenLibra, appelés « MoveMint », s’exécutent sur un logiciel blockchain Tendermint spécialement conçu pour être utilisé sur des plateformes publiques blockchain telles que Cosmos.

« Vous pouvez simplement faire un glisser-déposer sur OpenLibra de tout ce qui fonctionne sur la Libra de Facebook. Les finances fonctionneront de la même manière. Le code fonctionnera de la même manière », a déclaré Geiger. Ce dernier a précisé que l'idée de la Libra et de sa technologie était non seulement brillante, mais « susceptible de devenir la monnaie de l'internet ». Il a résumé en cette expression : « en Libra nous avons confiance, en Facebook non » (« In Libra we trust, in Facebook we don’t »).

Source : OpenLibra, déclarations de Geiger

Et vous ?

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15  0 
Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/10/2019 à 16:06
De toute façon c'est pas gagné, les USA et l'Europe sont contre, et c'est pas le moment de faire le malin pour Zuckerberg, Facebook est sous le coup d'une enquête antitrust aux USA, et plusieurs politiques US veulent clairement démanteler son empire.
2  0 
Avatar de spyserver
Membre averti https://www.developpez.com
Le 24/10/2019 à 16:14
Ok pour le danger de Libra qui revient à faire un système centralisé mais le fait de l'interdire par des lois va empêcher tout autre projet de crypto futur plus sain (comme open libra par ex) et cela va laisser un boulevard aux banques qui vont s'en frotter les mains car elles sont déjà fragilisées par les taux bas mais avec l'avènement d'une cryptomonnaie mondiale, ça n'arrange aucun des acteurs historiques (les banques, les plateformes de paiement VISA,Mastercard et cie) et ça enfonce encore plus le clou, mais par contre en principe nous les utilisateurs on est gagnant si le système est ouvert.
2  0 
Avatar de papy88140
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 01/11/2019 à 12:12
De toute façon la monnaie est déjà aux mains des Privés (banques).
Juste que Facebook n'est pas le copain de nos politiques ...
1  0 
Avatar de phil995511
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 12/10/2019 à 18:04
Seul les idiots ne changent pas d'avis.
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Avatar de defZero
Membre averti https://www.developpez.com
Le 12/10/2019 à 18:19
Que pensez-vous de ces nouveaux retraits du projet Libra ?
Qu'en théorie, la Libra est une bonne chose pour tout le monde, puisqu'on parle d'une monnaie Planétaire :
- Sans frais de change, de gestion de compte & autres frais non justifiés.
- Qui a un cours relatif aux monnaies nationales (déjà provisionné par ailleurs) donc rien avoir avec une cryptomonnaie volatile sans équivalence réelle et non soumise aux "régulation" bancaires.
Oui enfin elles s'auto-régule en vérité, donc c'est gros foutage de gueule de parler de régulation dans le domaine.
- Potentiellement soumise aux régulations les plus strictes du secteur bancaire.
En effet, 1 monnaie, X régulations, de fait saurait était la plus contraignante pour le Libra qui aurait du s'appliquer à tous et donc la plus sûr pour le consommateur.

Selon David Marcus, le retrait de vendredi « n’est pas une bonne nouvelle à court terme, mais dans un sens, c'est libérateur… ». Qu’en pensez-vous ?
Que ça va permettre à la Libra d'exister sans ce trimballer en plus les casseroles des désormais anciens partenaires.

Pensez-vous que d’autres sociétés vont suivre ce mouvement de retrait ?
Quand le bateau coule, les rats quittent le navire.
On est bien d'accord que ce sont des rats dans tous les cas .
# Oui je sais, la comparaison n'est vraiment pas flatteuse pour les rats

La seule raisons pour laquelle ils se retires, est qu'ils seraient mis en demeure, par toutes les juridictions nationale, de subir un audit approfondie et ceci de façon parfaitement justifié légalement.

Audit, qui permettrait aux gouvernement nationaux de :
- Négocier avec elles sur un pied d'égalité, ce qu'elles ne veulent absolument pas voir arriver un jours.
- Permettre de relever les infractions dont elles sont mécaniquement coupable (monopoles, pratiques anticoncurrentielles, ...etc).
- Mettre en relation les liens malsains, qu'elles entretiennent avec nos dirigeants.

Après avoir œuvré si fort pour construire le système bancaire actuel avec l'aides de certains et totalement indépendant de toute juridiction à qui rendre des comptes, ce serais dommage .

Donc la réponse est OUI, bien sûr qu'elles vont ce désister sous la pression des gouvernements, mais comme suggérer par David Marcus, est-ce une mauvaise chose pour la Libra ?

P.S. : Je rappel que le système de bancaire actuel, basé sur les Banques Centrales et venant des USA, contourne allégrement les pouvoirs républicain que sont l’Exécutif, le Politique et la Justice et dont on nous vante continuellemnt qu'ils sont les garants de notre "démocratie" (ça aussi ont peut en discuter, mais c'est ce que l'on nous inculque).
Ça dit quoi sur eux exactement ?
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Avatar de CoderInTheDark
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 21/10/2019 à 18:40
Quand l'Europe dit un truc le reste du monde dit "cause toujours tu nous intéresses pas" ou "méle toi de tes affaires petit".
En grande parti car l'Europe part en ordre dispersé.
Là on a une initiative anti libra qui vient surtout du sud des pays latins.
On a cette rupture entre nord et sud, qui plombe les prises de décisions en générale .
Ce n''est pas l'Europe et surtout un ministre français, qui aura le dernier mot, mais comme toujours le législateur américains.
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 21/10/2019 à 18:57
Citation Envoyé par pierre-y Voir le message
C'est surtout que sa commence a poser question de voir qu'on autorise des multinationale a faire leur propre monnaie et que dans le même temps on l'interdit à certains pays dont le notre...
On ne l'interdit pas. On peut tout a fait sortir de l'Europe et de l'Euro. Mais visiblement même les militants RN ne le veulent plus.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/10/2019 à 16:12
Citation Envoyé par MRSizok Voir le message
Pronostic, Libra ça va sortir et l'or ça va monté.
En effet l'or prend de la valeur (même si le cour est manipulé à la baisse et qu'il y a beaucoup plus d'or papier qui est émit qu'il n'existe d'or réel).
L'euro et le dollar peuvent perde quasiment toute leur valeur, car ce sont des monnaies virtuelles basées sur la confiance.
L'or c'est physique et c'est facile de convaincre quelqu'un que l'or a de la valeur. (alors que l'euro et le dollar ce ne sont que des nombres dans des bases de données), par contre l'or n'est pas une monnaie.

L’or, un placement qui retrouve toute sa brillance
Cet été, la cote de l’or en euros a flambé : + 8 % en août, soit une once à 1 403 euros, un sommet jamais atteint depuis 2012. Ce récent coup d’éclat illustre un parcours de bonne tenue observé ces derniers mois. Depuis janvier, le métal jaune a atteint 24 % de hausse.
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